Maéva Cortez gestionnaire de patrimoine et agent immobilier: Écoute active, Adaptabilité, Communication interpersonnelle et intergénérationnelle

Lara Valentin

Bonjour à tous, je suis ravie de vous retrouver pour ce nouvel épisode de la voix d’OR.RA. Aujourd’hui, nous recevons à nouveau une personnalité du monde professionnel, personnalité exceptionnelle que j’ai invité à nous rejoindre pour qu’elle partage avec nous son vécu, son parcours et sa vision de l’élégance professionnelle.

Bonjour à vous. Est-ce qu’il vous serait possible de vous présenter en quelques mots, de nous parler de votre rôle, de votre activité professionnelle, de votre environnement et de votre quotidien?

 

Maëva Cortez

Bonjour, Lara, déjà merci beaucoup de me permettre d’être parmi vous aujourd’hui et bonjour à tous. Donc moi, pour ma part, je suis entrepreneure. J’évolue dans le monde de la gestion de patrimoine et de l’immobilier. Mon quotidien, c’est un peu d’être derrière l’ordinateur ou le téléphone en fait . Mais je, plutôt, j’aime à dire que je développe des idées et des projets en matière de gestion de patrimoine et d’immobilier.

 

Lara Valentin

Vous êtes derrière l’ordinateur, mais est-ce que vous êtes en contact avec du public, avec des gens?

 

Maëva Cortez

Oui, c’est quand même mon quotidien, effectivement, derrière l’ordinateur, c’est des échanges de mails, mais c’est aussi parfois brandir son téléphone pour pouvoir faire avancer des dossiers, que ce soit dans l’immobilier ou faire avancer des sujets familiaux ou patrimoniaux en matière de gestion de patrimoine.

Donc les échanges avec les clients sont mon quotidien, même si c’est un métier, surtout parce que c’est un métier de service, on est en contact au quotidien avec des clients et des partenaires.

Lara Valentin

Donc, on dira que la communication interpersonnelle, ça vous parle.

 

Maëva Cortez

Complètement.

 

Lara Valentin

Alors, on va développer tous ces sujets au fil de notre interview, de notre échange. Et pour commencer, est-ce que vous pourriez nous dire, nous partager votre vécu, votre ressenti par rapport à la compétence que l’on appelle le savoir-être aujourd’hui en 2025 ?

Pour vous, est-ce que vous diriez que c’est un levier pour les professionnels de votre secteur?

 

Maëva Cortez

Complètement. Complètement pour moi, le savoir-être, c’est clé. Alors, est-ce que je sais le définir? Je pense que vous serez mieux placé que moi pour le faire. Mais je pense effectivement que c’est clé. Alors, savoir-être, j’avoue que je ne sais pas si je suis très à l’aise avec le terme. Mais moi, j’aime bien parler d’intelligence sociale parce que j’ai l’impression qu’avec, on va dire, le monde actuel, puisque c’est bien de replacer ce terme savoir-être dans notre monde moderne.

Aujourd’hui, j’ai vraiment l’impression qu’on a des personnes qui sont, qui appartiennent à différentes époques. Il y a des personnes qui sont peut-être dans le savoir-être tel qu’on l’entendait à l’époque et certains qui pensent en fait ne pas forcément être nonchalants ou ne pas forcément être désinvoltes parfois, alors qu’aux yeux de certains autres, ils peuvent l’être.

Donc pour moi, c’est plutôt le savoir-être, c’est aujourd’hui, j’ai l’impression que ça tend plutôt à être de l’intelligence sociale, à savoir finalement s’adapter à chacun et arriver à dialoguer avec les différentes personnes que l’on peut croiser, parce qu’il y a une hétérogénéité aujourd’hui qui est, j’ai l’impression, très importante.

 Et je le vois en clientèle, que ce soit en gestion de patrimoine ou dans l’immobilier, on a des clients qui sont de tous types de catégories socio-professionnelles déjà, et de tous types d’éducation.

Et effectivement, on est sur des codes, alors notamment en matière de gestion de patrimoine, sur des codes quand même qui sont assez, enfin, c’est sur des choses qui sont assez codifiées, et notamment quand on parle d’aspects juridiques, fiscaux ou d’investissement, c’est des sujets un peu plus sérieux.

 Et effectivement, il y a beaucoup de personnes qui essaient d’adopter des codes, certains savoirs-être, même si ce n’est pas forcément le leur à la base.

Et finalement, c’est des choses que je côtoie au quotidien dans mon activité.

 

Lara Valentin

Alors si je devais résumer un petit peu ce que vous venez de nous partager, c’est que finalement, le savoir-être, l’intelligence émotionnelle, la capacité de communication pour vous sont importantes.

Et ce que je visualiserais, ce seraient comme des fils ou des ponts entre les différentes personnalités, les différentes histoires, les différentes éducations et cultures même, peut-être, que vous pouvez côtoyer et qui finalement, quand on possède ou quand on essaye, comme vos clients, de mettre en place ces, ces ponts ou ces liens et de faire connecter ces codes, c’est dans un objectif de compréhension, de contact à l’autre, vers un objectif-là, pour le coup, dans un objectif professionnel ou personnel, puisque patrimonial, ça touche les deux finalement.

 

Maëva Cortez

Complètement. La semaine dernière, on était avec un notaire en visio et 13 indivisaires autour de la table pour sortir d’une situation d’indivision. Il y avait des personnes de tout âge. Je pense que les plus jeunes avaient une vingtaine d’années et les plus âgés en avaient plus de quatre-vingt-dix.

Lara Valentin

Est-ce que je peux juste vous interrompre deux minutes ? Est-ce que vous pourriez nous expliquer, enfin, nous donner la définition d’indivisaire ?

Maëva Cortez

Alors, un indivisaire, c’est une personne qui est en fait finalement propriétaire avec d’autres personnes d’un même bien immobilier. Et là, en l’occurrence, dans le cas sur lequel on a été sollicité en termes d’accompagnement, c’était l’accompagnement de différents indivisaires dans le cadre de la gestion d’une succession. On avait des grands-parents qui étaient décédés, certains enfants décédés entre-temps et puis des petits-enfants autour de la table.

Et il a fallu finalement que chacun puisse s’entendre pour pouvoir savoir comment est-ce qu’on allait faire par rapport au patrimoine familial. Pour en quelque sorte le diviser et que chacun s’entende. Et pour en revenir au savoir-être, en l’occurrence, autour de la table, on était donc quatorze, treize indivisaires, plus moi en l’occurrence pour l’accompagnement. On avait des personnes de tout âge, de tout milieu social.

Et donc là, il fallait arriver à prendre des décisions patrimoniales, ben finalement très précises. Mais chacun voyait les choses, alors je n’aime pas trop dire ça, mais à hauteur de là où il est, lui, dans sa vie, de combien il gagne, de ses enjeux. Et donc, effectivement, il y avait quand même beaucoup de recul à prendre et arriver finalement à comprendre chaque personne pour formuler les attentes de chacun et arriver à trouver des compromis.

Et ça, finalement, que ce soit en famille, parce qu’entre indivisaires, ils ont dû faire preuve de bienséance, j’allais dire non, de savoir-être. Et effectivement, en tant que conseiller, c’est un vrai travail de gymnaste que de les accompagner pour eux.

 

Lara Valentin

Oui, ce dont vous nous parlez, ce que vous nous illustrez assez brillamment, je dois le dire, ce sont les soft skills ou les compétences comportementales qu’on dit douces.

Parce qu’en fait, vous nous parlez d’intelligence émotionnelle, savoir tenir compte des émotions et du vécu de l’autre et de l’expérience de l’autre, quel que soit son âge, quel que soit son milieu socio-économique, sa douleur aussi, face à ce deuil, face à cette famille qui potentiellement peut vivre des situations de conflit par rapport à l’argent, par rapport au pécunier. Le stress aussi de se retrouver face à des spécialistes de l’immobilier et du notariat, j’allais dire.

Donc une certaine intelligence émotionnelle, une écoute active, de façon à pouvoir entendre ce qui est dit et ce qui n’est pas dit. Et une capacité de communication assez fine finalement pour permettre de donner l’information utile et nécessaire à chacun, que tout soit vraiment clair. Et même si vous ne vous en rendez peut-être pas compte, mais effectivement, tout ça, c’est du savoir-être. Et ça fait partie de l’élégance comportementale professionnelle.

Donc, je vous rassure, en 2025, il semble que vous l’ayez. Alors, vous m’avez parlé d’un souvenir assez récent là. Est-ce que vous auriez une anecdote ou un autre souvenir personnel ou professionnel en rapport avec l’élégance comportementale qui aurait été déterminante ou particulièrement marquante dans votre vie, dans votre parcours ?  

 

Maëva Cortez

Alors, une chose qui me vient en tête quand j’entends cette question, c’est mon premier job étudiant.

Ça pourrait paraître bizarre comme ça, mais en fait, quand j’étais étudiante, j’avais gagné deux, trois sous pour avoir bref, de quoi pouvoir vivre une vie normale, attendre un an de rentrer dans la vie active. Et il y avait une entreprise qui proposait d’embaucher sous forme de contrat très ponctuel pour soit des missions de flyering, pour distribuer des prospectus, soit des missions d’accueil et d’hôtessaria.

Et puis moi, je voyais à la sortie du métro, effectivement, des personnes distribuer le direct matin à l’époque. Et du coup, je me disais : Tiens, très bien, moi, je vais faire ça avant d’aller en cours et ça me fera des petits sous. Donc, j’avais candidaté, on m’avait proposé un entretien. Et puis finalement, moi, je leur ai dit : Voilà, je veux distribuer le direct matin. Et puis la nana, au bout de peut-être, je ne sais pas, même pas deux minutes d’entretien, elle m’a dit : Excusez-moi, il faut que je sorte, je reviens vous voir.

Je me suis dit : Mince, mon entretien, se passe super mal, en fait. Je ne m’en suis pas rendu compte. Elle est revenue avec une autre dame qui avait l’air d’être un peu sa supérieure, une personne en charge de quelque chose d’un petit peu plus important. Je ne savais pas trop quoi. Et effectivement, la dame est venue et elle a dit : Voilà, j’aimerais vous poser des questions par rapport au poste de chef d’hôtessaria.

Alors, je ne savais pas du tout ce que c’était. Donc, j’ai commencé à lui dire que je ne savais pas ce que c’était. Donc, elle m’a expliqué le poste. Et en fait, la réalité, c’est qu’ils m’ont embauché pour ça, alors que je venais pour distribuer le direct matin. Donc ça, c’était une anecdote assez marrante. Quand je suis sortie de là, j’ai appelé ma mère tout de suite et je dis : Mais maman, il vient de se passer ça et ça, je ne comprends pas.

Elle m’a dit : Mais c’est génial, c’est une opportunité. Donc effectivement, c’était une opportunité de mes yeux de jeunesse. Je pense que je n’ai pas tout à fait traduit ce qui s’était passé à ce moment-là. Mais la réalité des choses, c’est que si je relie ça un petit peu à la thématique qu’on aborde aujourd’hui, je pense que le savoir-être, l’élégance, que ce soit physique ou dans la manière de se comporter, de réagir, déjà juste d’arriver à l’entretien, de m’adresser à la personne, de m’asseoir et de me comporter.

cette personne a certainement, même si je n’aime pas ce terme, jugé que j’étais peut-être finalement une bonne candidate pour un autre poste. Et ça m’a valu du coup une belle surprise et j’ai fait de très bons jobs étudiants du coup. En hôtessaria.

 

Lara Valentin

C’est une jolie anecdote. Dans l’innocence, en fait, finalement, vous n’aviez pas ces compétences-là, les capacités d’analyse, de recul, et c’est normal, vous étiez très jeune, vous avez une opportunité, une porte qui s’est ouverte à vous sans même l’envisager ou l’effleurer quelques secondes et ces portes se sont ouvertes a priori par rapport à des compétences, des connaissances que vous aviez acquises probablement dans l’enfance avec vos parents, des choses qui vous paraissaient normales et complètement banales et qui ont percuté, percuté votre interlocuteur a priori de ma courte analyse du jour, les autres candidats ne devaient pas présenter verbalement, physiquement ou dans leur tenue vestimentaire comme vous.

 Et donc ça vous a, oui propulsé.

Maeva Cortez

Complètement.

Lara Valentin

Et alors ce job, vous l’avez aimé ?

Maeva Cortez

Ah oui. En fait, ça m’a permis de rencontrer tellement de personnes différentes. Un jour, on était en mission d’hôtesse area, je ne sais pas moi, au salon de l’habitat. Et le lendemain, on était en mission d’hôtesse area dans des salons VIP de football ou de rugby. Parfois, c’était des soirées privées, ça dépendait.

Et ça m’a permis de côtoyer des personnes que je pense que sinon, je n’aurais jamais rencontrées. Donc c’était très riche comme expérience. Ce que je dis parfois, c’est qu’avoir ces codes, vous en parliez au départ, il y a des codes dans tous les domaines de nos vies, professionnelles, personnelles, culturelles, quand on va par exemple à l’opéra ou quand on va au cinéma ou quand on va au restaurant, etc.

 

Lara Valentin

Ce que j’explique souvent, c’est qu’on ne se rend pas compte à quel point ça peut être important, et vous allez illustrer. Et on ne se rend pas compte à quel point ça peut nous faire passer parfois un fameux plafond de verre parce que certaines personnes se retrouvent lors d’entretien d’embauche, pour rebondir sur votre anecdote, à essuyer des échecs, à vivre des écueils en ayant parfois des retours ou parfois pas et sans comprendre en fait.

Vous à l’époque vous n’avez pas compris ce qui s’était passé et le recul vous a permis l’analyse. Et malheureusement aujourd’hui encore, il y a des gens qui ne comprennent pas et ne savent pas pourquoi. Et c’est important, je trouve, que vous ayez partagé ça parce que le retour d’expérience peut nous permettre en fait d’avancer un peu sous forme de compagnonnage, de se dire ah oui d’accord, effectivement, ça peut avoir de l’importance dans tel ou tel domaine.

 Et là, ça a été une opportunité pour vous inattendue, mais pour ceux qui visent vraiment le poste de leurs rêves, savoir comment se comporter, pour moi est fondamental. C’est vraiment la pierre angulaire.

Comment je me comporte pour pouvoir créer du lien et rentrer en contact avec la personne en face. Alors, cette histoire que vous avez partagée, c’est une histoire d’il y a un certain nombre d’années, on ne va pas la chiffrer.

Aujourd’hui, comment cultivez-vous ou alors comment transmettez-vous le savoir-vivre, le savoir-être dans votre vie professionnelle ou personnelle? Le cultiver ou le transmettre?

 

Maeva Cortez

Je pense que je le cultive quand j’envoie les… En fait, il y a comme une synergie, j’ai l’impression, qui se met en place quand on a finalement ce savoir-vivre. Parce que de l’avoir, ça nous permet de meilleures réussites, en tout cas dans mon métier.

Et du coup, quand je vois, si je reprends par exemple, c’est très indivisaire autour de la table, quand je vois que faire preuve d’analyse, de tact, d’adaptation et donc finalement, globalement de savoir-être. Finalement, quand je vois qu’une personne qui au début de la séance était par exemple un petit peu dans l’agressivité, avec une posture plutôt négative, et qui grâce à finalement ma capacité d’adaptation, l’accueil que je vais faire à sa posture, et puis les points que je vais amener petit à petit pour l’amener à une certaine compréhension.

Quand je vois cette personne se détendre, être de plus en plus positive, je vois que ce savoir être, ce savoir dire aussi, parce que ça passe beaucoup par la parole dans mon métier, ça va finalement transformer la posture de la personne et ça va l’amener à pouvoir prendre une réelle décision dans le rendez-vous pour lequel on était autour de la table avec 13 indivisaires. Et donc je vois que ça porte ses fruits en fait.

Et donc cette synergie-là de voir que quand j’adopte, quand je fais preuve de savoir être, de savoir dire, etc., que j’en récolte les fruits, ben en fait ça me motive pour pouvoir encore faire preuve de ça et pour qu’encore je puisse en percevoir les fruits, etc. Donc, je trouve que c’est encourageant. Je ne sais pas si, au… Je ne sais pas comment j’ai commencé à le cultiver en fait, parce qu’il faut peut-être commencer pour que ça pousse.

Mais finalement, quand je vois qu’en le faisant ça fonctionne, en fait ça m’encourage à le faire à chaque fois que je vois qu’il y a un petit peu un nœud relationnel ou quelque chose qui pourrait être mieux abouti s’il y avait juste ce lien-là qui était fait, ben ça m’encourage à le faire. Donc, je pense que cette synergie-là, ça m’aide à le cultiver.

 

Lara Valentin

Ce que vous décrivez, encore une fois, c’est assez impressionnant de vous écouter comme ça, parce que vous n’avez absolument aucune conscience, semble-t-il, de toutes ces compétences que vous avez en élégance comportementale et en étiquette professionnelle, vous avez su développer une expérience et des capacités de…Vous avez une certaine intelligence émotionnelle et ça a permis finalement que vous sachiez présenter une posture de leadership parce que les gens ont confiance en vous grâce à ça.

Ils ont envie de vous écouter, de vous faire confiance. Le mot ce n’est même pas, ils ont envie, c’est-à-dire qu’ils arrivent avec une certaine crainte, une certaine appréhension, un manque de connaissance vis-à-vis du sujet que vous maîtrisez et peuvent avoir le sentiment qu’on ne va pas les écouter, qu’on ne va pas tenir compte de ce qu’ils ressentent, de ce qu’ils pensent ou alors qu’on va utiliser un verbiage qui va les noyer.

Et vous avez su trouver, donc moi, je dirais que oui, vous avez su cultiver, vous savez transmettre ce savoir comportemental parce que les gens ont confiance en vous, ont confiance en votre compétence et en votre capacité à ne pas tenter de les flouer. Et donc l’énergie positive que vous sentez, la synergie, c’est ça parce qu’ils se disent : voilà cette personnalité-là, elle est compétente et elle va m’accompagner et elle va faire au mieux pour moi.

Donc ok, je baisse un peu la garde, c’est pas utile de … Comment dirais-je, d’être sur ses ergots et on va avancer ensemble. Et on revient encore à ce nœud, j’aime bien le mot dont vous parlez, mais là le positif, ce nœud, ce lien qui se fait entre vous et la personne que vous souhaitez aider et qui a besoin de votre aide. et c’est ce qui moi me fait sourire quand je parle d’étiquette professionnelle, c’est qu’on ne change pas la personne que l’on est, on essaie juste de créer un lien avec la personne en face dans un objectif commun.

Donc, non, c’est très joli, j’aime beaucoup. Et donc, on a beaucoup échangé effectivement autour de ces deux histoires, ces jolies histoires passées et récentes. Est-ce que vous auriez, à la fin de notre interview, une valeur ou une phrase clé peut-être que vous aimeriez nous partager oui, nous partager autour de cette thématique?

 

Maeva Cortez

Alors, ce qui m’est venu, ça peut paraître un petit peu féerique comme ça, mais toujours faire les choses de tout son cœur.

Parce que j’ai vraiment l’impression que l’implication, c’est ça qui change les choses. Et en fait, même si aujourd’hui, de par ma profession, j’ai un certain peut-être savoir être, savoir dire, etc., et savoir faire d’ailleurs aussi. Mais même si j’ai pu acquérir ça par, par exemple, ma profession et les échanges avec les clients, je pense que j’ai pu l’acquérir parce que je voulais faire les choses finalement toujours avec une implication particulière, être particulièrement impliquée.

Ça ne veut pas dire les faire parfaitement, mais en tout cas de mon mieux, c’est-à-dire de là où je suis, donner mon maximum, faire les choses de tout mon cœur. Et forcément, est venu à moi très rapidement le savoir-être, parce que c’était nécessaire pour pouvoir faire avancer les services que je proposais et faire avancer les résultats en clientèle aussi. Et donc effectivement, je pense que si on fait les choses avec une implication particulière, on développera forcément les soft skills finalement dont on a besoin pour pouvoir servir le projet en question.

 

Lara Valentin

Donc, vous diriez que ce ne sont pas des choses que l’on vous a imposées, qui ont été, comment dirais-je, mises en place dans la pénibilité, la difficulté, etc., mais qu’elles se sont imposées à vous par ce souci, comme vous dites, de bien faire.

 

Maéva Cortez

Complètement. C’est mon souci d’implication qui m’a fait me dire, attends Maëva, tu es obligée d’aller vers ça. Tu es obligée de développer ça. Et en fait, au début, je l’ai fait inconsciemment parce que le besoin était juste sous mes yeux.

 Donc, pour y répondre, en fait, il y a les premières, on va dire, et puis, j’y suis arrivée petit à petit Et quand j’ai vu que ça portait ses fruits, c’est ce qu’on parlait tout à l’heure quand on vive ça et que ça crée une synergie positive, on le développe très très vite après.

Lara Valentin

Donc, une certaine analyse inconsciente, mais une analyse et une adaptation face à une situation potentiellement problématique que vous avez su, ou en tout cas que vous travaillez toujours- Parce qu’on ne maîtrise pas tous ces sujets et puis parfois, on peut avoir des moments où ça ne se passe pas comme on voudrait, ça reste des humains, mais analyse, adaptation et solutions.

 

Maëva Cortez

Complètement.

Lara Valentin

Chère Maëva, cet entretien a été très riche. Encore une fois, nous pouvons voir, vous pouvez voir, chers auditeurs, que quel que soit le domaine dans lequel nous intervenons et les participants, quels que soient leurs domaines d’activité, ont à cœur de bien faire et de faire que les choses aient du sens pour eux, pour les autres et ont à cœur d’avancer, d’avancer en société, d’avancer avec l’autre.

Je dirais ça. Je cherche mes mots, mais je crois que le terme serait ça. Avoir cette élégance comportementale nous permet d’aller vers et de construire. Je vous propose de vous retrouver dans le prochain épisode d’OR.RA et j’espère que vous profiterez un maximum de cette intervention de Maëva Cortez.

Merci beaucoup. Vous venez d’écouter la voix d’OR.RA, que ses voix continuent d’éclairer et vous invitent peut-être à faire de votre quotidien un véritable art de vivre.

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